Dans la Cour Carrée du Musée du Louvre, à Paris, la maison Louis Vuitton a présenté sa collection Femme Automne-Hiver 2026 imaginée par son directeur artistique Nicolas Ghesquière. Pour l’occasion, la scénographie signée Jeremy Hindle a transformé la célèbre cour du Louvre en un néo-paysage futuriste où nature et science-fiction dialoguent. Dans ce décor spectaculaire, les silhouettes ont défilé comme dans une peinture vivante, inspirée d’une nature réinventée pour le XXIᵉ siècle.
La collection s’inspire directement des paysages et des éléments naturels. Montagnes, forêts et plaines semblent avoir sculpté les vêtements eux-mêmes. Les silhouettes, à la fois protectrices et sophistiquées, évoquent une garde-robe pensée pour l’endurance et la liberté. Manteaux structurés aux épaules affirmées, capes techniques et vestes aux volumes architecturés composent une allure puissante, presque instinctive. Les matières jouent avec les contrastes : cuir texturé imitant l’écorce, denim tissé de motifs animaliers, et tissus techniques conçus pour résister au vent ou à la pluie.

La nature se retrouve également dans les détails. Des fleurs imaginaires apparaissent en cuir, comme des ornements protecteurs, tandis que des broderies et imprimés inspirés de la faune parcourent les silhouettes. Le vêtement devient un paysage en mouvement, une topographie du corps où se mêlent traditions, artisanat et vision futuriste. Les formes parfois exagérées rappellent des costumes ancestraux, mais réinterprétés dans un langage contemporain.

L’hyper-artisanat, signature de la maison, est omniprésent. Les innovations technologiques rencontrent le savoir-faire traditionnel : impressions tridimensionnelles, résines sculptées et cuirs travaillés donnent naissance à des boutons évoquant des minéraux ou à des talons inspirés de bois de cerf. Des fourrures végétales inventent de nouvelles textures, tandis que certains cuirs sont creusés de sillons et tannés pour reproduire l’apparence du bois tout en conservant une souplesse inattendue.

La maroquinerie, cœur historique de la maison, occupe bien sûr une place centrale. Le sac Noé, créé en 1932, réapparaît dans ses proportions et sa teinte d’origine, comme un pont entre passé et futur. Pensés pour l’exploration et le mouvement, les sacs de la collection célèbrent l’esprit nomade et la curiosité humaine face au monde. Avec cette collection, Nicolas Ghesquière imagine une mode façonnée par la nature mais tournée vers demain : une vision où technologie, artisanat et imaginaire se rencontrent pour habiller une femme prête à explorer de nouveaux horizons.
