Longtemps associé aux achats du quotidien, le paiement fractionné gagne désormais du terrain dans l’univers du luxe. En France, son usage pour les achats de produits premium est passé de 3 % en 2023 à 9 % en 2026. Une progression qui traduit moins une nécessité financière qu’une nouvelle quête de flexibilité, au service d’une expérience d’achat toujours plus fluide.
Le paiement fractionné change de statut. Selon une étude menée par Younited, fintech européenne spécialisée dans le crédit instantané, auprès de 3 000 consommateurs en France, en Espagne et en Italie, le paiement fractionné s’intègre progressivement aux habitudes des acheteurs de produits de luxe.* En France, 9 % y ont désormais recours, contre 3 % en 2023. Contrairement aux idées reçues, cette pratique répond moins à une contrainte budgétaire qu’à une recherche de liberté au moment de l’achat. Seuls 19 % des acheteurs de luxe déclarent l’utiliser parce qu’ils ne peuvent pas régler leur achat immédiatement, contre 31 % pour l’ensemble des Français. Parmi les principales motivations figurent l’absence de frais (41 %) et la possibilité d’étaler le coût de l’achat dans le temps (41 %). La sécurité constitue également un argument : 17 % des acheteurs de luxe considèrent le paiement fractionné comme un moyen de paiement plus sûr, soit plus du double de la moyenne observée auprès de l’ensemble des Français.

Dans le luxe, le fractionnement privilégie les échéances courtes. 55 % des utilisateurs optent pour 2 à 4 mensualités, contre 40 % en 2023. À l’inverse, les financements de 13 à 24 mensualités reculent de 20 % à 9 %. Les montants concernés confirment cette logique. 42 % des achats financés se situent entre 300 € et 999 €, et 36 % entre 1 000 € et 2 999 €. Le paiement fractionné accompagne ainsi davantage des achats premium maîtrisés qu’il ne finance des acquisitions exceptionnelles. Son impact dépasse désormais le simple acte de paiement. 77 % des acheteurs français de produits de luxe ayant utilisé le paiement fractionné affirment que cette possibilité les encourage à revenir dans le même magasin ou sur le même site. 69 % estiment également qu’elle améliore leur perception de l’enseigne.

La solution s’intègre par ailleurs à l’ensemble des parcours : 42 % des achats concernés sont réalisés en magasin, 36 % en ligne avec livraison à domicile et 22 % en click & collect. Les attentes vont désormais au-delà du fractionnement lui-même. 73 % des consommateurs interrogés se disent intéressés par des programmes de remise ou de cashback proposés par leur banque ou organisme de crédit. Sept sur dix souhaitent des options de paiement personnalisées selon leurs habitudes d’achat, tandis que 69 % se montrent favorables à des dispositifs de reprise permettant d’obtenir une remise sur un nouvel achat. Dans l’univers du luxe, le paiement fractionné tend ainsi à devenir bien plus qu’un outil financier : un service intégré à l’expérience client, capable de conjuguer flexibilité, personnalisation et fidélisation.
Méthodologie* : Étude BNPL 2026 de Bamboo Research, réalisée en ligne en France, en Espagne et en Italie auprès de 3 000 répondants (1 000 par pays), âgés de 18 ans et plus. Les participants avaient acheté ou envisagé d’acheter un bien de 200 € à 50 000 € en utilisant le paiement en plusieurs fois. La comparaison avec 2023 en France repose sur un échantillon plus restreint de 25 acheteurs de luxe ayant utilisé le paiement fractionné cette année-là ; les évolutions sont donc à considérer comme des tendances indicatives.