CHANEL jette l’ancre à Biarritz pour sa collection Croisière 2026-2027

C’est à Biarritz que Matthieu Blazy a présenté sa première collection Croisière pour CHANEL. Entre héritage et renouveau, il réinterprète les codes de la Maison, où la fonctionnalité de la robe noire rencontre l’imaginaire de la sirène, dans une vision libre et vibrante portée par le mouvement, le corps et la mer.

Après des débuts très remarqués de modiste à Paris, une première boutique à Deauville en 1912 et une autre à Monte Carlo en 1914, c’est à Biarritz, en 1915, que Gabrielle Chanel crée sa maison de couture. La ville devient alors le terrain d’expression idéal de ses idées nouvelles. À la Villa de Larralde, à deux pas du casino et des plages, elle installe boutique, ateliers et appartement. Jusque dans l’organisation des espaces et le décor épuré des salons de vente, tout préfigure déjà l’adresse du 31 rue Cambon à Paris.

Biarritz occupe donc une place essentielle dans l’histoire de la Maison. Pour son premier défilé Croisière, Matthieu Blazy y présente sa collection, tandis que la réhabilitation du lieu accueillera une boutique éphémère jusqu’au 27 septembre. Le partenariat avec le Biarritz Film Festival Nouvelles Vagues prolonge cet ancrage, inscrivant un peu plus CHANEL dans l’histoire de la ville.

Matthieu Blazy ouvre le défilé avec son interprétation de la robe noire de 1926 de Gabrielle Chanel. Le croquis original révèle un large nœud dans le dos, invisible sur les dessins largement diffusés à l’époque. Aujourd’hui, ce nœud devient une pochette. « On parle beaucoup de la “revenge dress” : celle-ci est peut-être la toute première », explique-t-il.

La collection déploie un vestiaire affranchi des codes hiérarchiques : les vêtements de travail se mêlent aux tenues de loisirs, l’uniforme de marin dialogue avec la flamboyance des robes du soir, l’effervescence rencontre la rigueur. Le salon glisse vers la plage, le confort épouse la sophistication, avec pour fil conducteur la rayure basque. Tout vibre, tout est en mouvement. Des ensembles en soie aux jupes en raphia bruissant, des tailleurs en toile de coton lavé aux silhouettes pensées pour se vivre autant que se regarder, la collection célèbre le plaisir de s’habiller et de se déshabiller, le maillot de bain n’étant jamais loin. Les matières, sensuelles et expérimentales, évoquent la richesse de la nature : soies fluides, tweeds souples, flocks compacts, mailles perlées et paillettes irisées comme des écailles de poisson.

Le double C traverse la collection comme un élément structurant. Plus qu’un logo, il devient partie intégrante de l’architecture du vêtement. Introduit de manière radicale et audacieuse dans les années 1930, il porte la signature rigoureuse de Gabrielle Chanel. Un manifeste, une manière de se raconter à travers le vêtement, que chacune s’approprie.

Les accessoires prolongent ce voyage, entre fonctionnalité et fantaisie. Petit sac valise ou grand cabas, sac à rabat waterproof ou panier de plage XXL à rayures, jusqu’à l’étui de pala, tout compose un vestiaire en mouvement. Des talons Art déco élégants aux heel caps à porter pieds nus, les souliers naviguent entre salon et plage. Les bijoux, eux, font écho à l’architecture Art déco de Biarritz et à son univers aquatique : boucles d’oreilles coquillage et perles CHANEL trouvent ici un écrin naturel.