CHANEL, défilé Automne-Hiver 2026

Sous la nef du Grand Palais, la maison Chanel a dévoilé sa collection Automne-Hiver 2026-2027 imaginée par Matthieu Blazy, directeur artistique des activités mode. Intitulé La Conversation – Deuxième Partie, le défilé prolonge le dialogue entre l’héritage de Gabrielle Chanel et une vision contemporaine du vestiaire féminin : une mode libre, oscillant entre la simplicité du jour et la métamorphose du soir.

Inspirée par la pensée de Gabrielle Chanel, qui voyait la mode comme un équilibre entre la « chenille » et le « papillon », la collection joue sur cette dualité fondamentale. Elle célèbre à la fois la dimension pratique du vêtement — pensée pour accompagner les femmes dans leur vie active — et sa capacité à métamorphoser l’allure avec audace et légèreté.

© Chanel

Le défilé se déploie comme un voyage à travers les époques, faisant dialoguer différentes décennies de la maison : l’élan moderne des années 1920 et 1930, la rigueur élégante des années 1950 et 1960, jusqu’aux silhouettes d’aujourd’hui. Au cœur de cette traversée stylistique, le tailleur Chanel demeure la pièce centrale. Véritable toile d’expression, il est réinterprété à travers une variété de matières et de techniques : mailles côtelées, tweeds emblématiques, tissus enrichis de fibres synthétiques, de lurex ou de silicone, mais aussi des gazes naturelles qui apportent légèreté et mouvement.

© Chanel

Certaines silhouettes associent un jersey de soie fluide inspiré des années 1920 à des tweeds entrelacés, tandis que de nouvelles techniques permettent de concevoir des tailleurs en maille tissée de perles, offrant une souplesse et une liberté de mouvement inédites. Le vocabulaire du vestiaire se renouvelle également grâce à des pièces hybrides : surchemises en tweed bouclé ou blousons compacts d’inspiration masculine viennent remplacer la veste traditionnelle, redessinant les codes du tailleur.

© Chanel

À mesure que le défilé progresse, la palette et les matières gagnent en fluidité et en éclat. Une iridescence satinée traverse l’ensemble, évoquant le passage du jour à la nuit. Les silhouettes deviennent plus aériennes : robes et manteaux aux lignes épurées, parfois raccourcis, parfois longs jusqu’au sol, oscillent entre sobriété et ornementation.

© Chanel

Les accessoires prolongent ce dialogue entre réalité et illusion qui structure l’ensemble. Les bijoux, colorés d’émail et de résine, reprennent les reflets irisés du décor du défilé. Les bottes bicolores en cuir souple, déclinées dans des nuances pastel et conçues comme une seconde peau, accentuent la dimension onirique des silhouettes. Les sacs oscillent quant à eux entre pragmatisme et fantaisie : du nouveau sac souple au matelassage inspiré du canapé de l’appartement de Gabrielle Chanel, à un modèle doté d’un fermoir « cinétique », jusqu’à une spectaculaire minaudière en forme de grenade, aux reflets hypnotiques.